Obama inquiet face à l'éventualité d'une récession américaine
28
02
2008
(AFP-MC) - Le candidat démocrate à la Maison-Blanche Barack Obama a mis en garde jeudi contre les risques de récession aux États-Unis contredisant le président George W. Bush qui a répété au cours d'une conférence de presse qu'il ne croyait pas à cette hypothèse.
L'économie est «au bord de la récession», a dit M. Obama au cours d'un rassemblement électoral à Austin, au Texas.
«M. Bush dit qu'il n'y a pas de récession mais sur le terrain les gens le ressentent différemment», a dit le favori démocrate dans la course à la Maison-Blanche. M. Obama a expliqué que la récession n'était pas une fatalité mais «un échec de la politique de Washington». Il a notamment dénoncé les «milliards de dollars» de cadeaux fiscaux accordés, selon lui, aux plus riches.
M. Obama en a profité pour critiquer son probable adversaire républicain en novembre John McCain qui, a-t-il dit, «promet de pérenniser les baisses d'impôts, adoptant ainsi le coeur du programme économique de M. Bush».
Le sénateur de l'Illinois a estimé que «des millions d'Américains on été laissé sur le bord de la route» en raison de la crise économique et dénoncé au passage la puissance des intérêts particuliers défendus par les lobbies qui constituent, a-t-il estimé, «une partie du problème».
«Nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre», a dit M. Obama jugeant que les nouvelles économiques allaient «de pire en pire».
M. Obama entend concentrer sa campagne sur l'économie, sujet de préoccupation numéro un des Américains et un des domaines dont M. McCain a reconnu que ce n'était pas son point fort.
M. Bush a partagé jeudi l'inquiétude généralisée pour l'économie américaine, mais a écarté l'idée d'un nouveau plan de relance et défendu un dollar fort, alors que le billet vert bat les records de faiblesse par rapport à l'euro.
Le département du commerce a publié par ailleurs de nouveaux chiffres alarmant en annonçant que la croissance n'avait été que de 0,6% en rythme annuel au 4e trimestre de 2007, traduction d'une brutale décélération de la première économie mondiale qui connaissait encore un rythme de croissance de 4,9% l'an au troisième trimestre.
Publié par : Marcel Charland à 19:22:00Permalien
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